Discours du Président du Souvenir Français le 10/10/2015 à Vitry-le-François

Intervention du Contrôleur Général des Armées Serge BARCELLINI

  • M. le sous-préfet
  • Mesdames et Messieurs les élus
  • M. le Maire de Vitry-le-François
  • Messieurs les Généraux
  • Mon Colonel
  • Messieurs les Présidents
  • Chers Compagnons du Souvenir Français
  • Chers Porte-Drapeaux
  • Chers Amis

Je suis ici, en Ami, pour souligner l‘exemplarité mémorielle d’une commune, celle de Vitry-le-François.

  • Exemplarité dans la volonté d’enraciner l’histoire d’une ville dans la chronologie de la Grande Guerre.
    • Vitry-le-François sur le front de ce qui fut la bataille de la Marne.
    • Vitry-le-François, lieu de résistance où tout risqua de basculer.
    • Vitry-le-François, ville hôpital, ville d’espoir et de désespoir.

À travers des cérémonies, des expositions et des publications, votre commune, M. le Maire, est en pointe d’un Centenaire qui donne du sens à l’histoire de nos territoires.

Aujourd’hui, à travers cette exposition, nous raccrochons ce qui fut la grande histoire d’une tragédie – l’emploi des gaz – à un vécu territorial – la souffrance dans vos hôpitaux.

  • Exemplarité dans la volonté d’associer la jeunesse.

La Mémoire qui, je le rappelle, est le choix de l’histoire au temps présent, n’a de valeur que si elle réunit, conforte, associe les générations.

Je connais votre volonté d’associer les élèves, les collégiens, les lycéens à la politique mémorielle que vous mettez en oeuvre.

Je sais combien cette exposition accueillera la jeunesse ; combien elle permettra à chaque enseignant d’expliquer, de faire comprendre, de transmettre ; combien elle gravera dans l’esprit des jeunes ce que fut l’horreur et la tragédie d’un monde où, ainsi que vous l’avez dit, l’homme apparaît sous deux visages.

  • Exemplarité dans la volonté de prolonger le passé dans le présent.

Quelle force, en effet, que ces images tragiques de la Grande Guerre, prolongées aujourd’hui dans celles d’un Moyen-Orient à feu et à sang.

Quelle obligation de réflexion que nous impose cet « arrêt sur image » : l’homme n’aurait-il rien appris ?

Hier, ils mourraient ici, aujourd’hui ils meurent là-bas.

L’horreur et la déshumanisation sont toujours les mêmes.

Merci, M. le Maire, de le souligner si fortement.

Mais il m’appartient ici de vous parler du Souvenir Français, votre propos sur les tombes m’y oblige.

Quelques mots donc, sur une grande association mémorielle.

  • créée en 1887, l’année de la publication du discours d’Ernest Renan. Une association née pour et par la République.- une association confrontée aujourd’hui à la double obligation de la tradition et de la modernité.

  • Tradition que celle de la sauvegarde des Tombes – celles des Morts pour la France. Aucune tombe des Morts pour la France ne doit plus disparaître.

  • Tradition que celle de l’entretien des Monuments et des Stèles. Aucun monument ne doit être à l’abandon.

  • Tradition que celle de faire vivre les drapeaux associatifs. Aucun drapeau ne doit « déserter » les cérémonies.

  • Modernité que le projet de géolocalisation des Tombes des Morts pour la France.

  • Modernité que le projet de confier les drapeaux des associations dissoutes aux établissements scolaires qui les feront vivre.

  • Modernité que de favoriser les voyages scolaires.

Oui, Chers Amis, ce qui caractérise notre nation française, c’est cette double nécessité de l’envie de Vivre ensemble et de l’Histoire partagée.

Oui, Chers Amis, ce qui caractérise notre rencontre aujourd’hui, c’est le partage de valeurs communes entre votre Municipalité et le Souvenir Français.

Ensemble, nous relèverons les défis mémoriels qui s’imposent à nous,

Ensemble, nous ferons vivre la Mémoire de notre Grande Nation,

Ensemble, toujours ensemble !
Serge Barcellini
Président du Souvenir Français